Sur le quai, un train ne vient.
Une attente.
Les vingt minutes passent que trop lentement, je viens d'arriver.
Un wagon posé sur le quai. D'en face mon regard perçoit les gouttes glissant le long d'une paroi peint de gris. Les crépitements dus au choc des larmes sur le toit me reposent.
Il y avait mon cour de théâtre. Une longue pelote faite de noeuds s'est déroulée sous les regards interrogés des maîtres asexués, de leur voix : mâles s'échappent.
Qui suis-je, dans ces corps suggérés d'images filmés.
Scalpelisé, de mots je me place sous marbre et réfléchis au sens de mes gestes sous luminaires.
La bouche en rond ; je repars dans la quête d'une voix moins fausses.
(deux personnes sous mes yeux. Deux blanc, un black ; deux mecs, une femme sur le banc)
Des et une copine. Belle.
MA vont le long des rues, aux sons peut être efféminés, d'une revendications en forme d'entonnoir, débouchant le long de longues canalisations du tout à l'égout.
Lui, manque.
J'aimerais appeler. Entendre sa voix répondre.
Passif ; je ne cesse d'être emporté, par l'image dérobée sous de vieilles photos.
Face à moi une cabine de France Telecom. J'aimerai décrocher et voir si une personne attend sous le hasard quelques notes.
Selecta ; j'ai acheté une bouteille de badois.
Le train va bientôt arriver.
On l'annonce. Un point se pose dans mes pensés. Je me repose enfin.